I.      Déguster: Se représenter les goûts

Le goût est une représentation mentale que nous transmettent nos sens, ce sont des images sensorielles

Ces images sensorielles sont « des tranches de vie », elles se construisent grâce à plusieurs facteurs :

1. Le contexte dans lequel on goûte est associé spontanément à nos sensations physiologiques :

Essayer de faire, vous-même parents, découvrir de nouveaux aliments à votre enfant, il les intégrera mieux que si c’est une personne qu’il ne connait pas qui lui propose.

2. L’environnement influence notre perception et appréciation :

Par exemple, faire manger un enfant dans une pièce froide, dans une ambiance très tendue, en même temps qu’une dispute lui crée des peurs qui peuvent l’empêcher de manger et encore plus de découvrir de nouveaux goûts !

3. Les émotions mémorisées nous permettent de retrouver le plaisir de manger et cultive la valeur évocatrice des aliments

La sensation et l’émotion que l’on ressent au moment où nous découvrons un plat ou un aliment (ambiance conviviale, retrouvaille, vacances…) reviendra à notre esprit lors d’une seconde consommation.

            II.       L’importance de l’éducation alimentaire


Dés le plus jeune âge
, l’enfant a besoin d’aide pour diversifier son alimentation, afin de grandir harmonieusement.

D’autre part, développer l’éveil sensoriel encourage sa curiosité, sa créativité et freine sa peur de la nouveauté.

L’éducation alimentaire permet d’accepter les différences entre les individus :

Différences génétiques è Pas les mêmes récepteurs donc perceptions différentes

Différences acquises è Reliées aux expériences personnelles et à la culture

Pour les plus petits l’éducation alimentaire montre que pour chaque personne les sensations gustatives sont uniques, qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse et les aide à prendre conscience des différences d’appréciations, donc de se situer par rapport aux autres

 
          III.      Le goût et la santé:

« De ton alimentation tu feras ta première médecine » – Hyppocrate, médecin grec (-460 -477 av J.C).

Depuis la nuit des temps le lien entre l’alimentation est la santé est établie. C’est le fondement de certaines médecines tel que la médecine chinoise. Cette tendance est observée dans tous les milieux, qui n’a pas son remède de grand-mère pour soigner un rhume, atténuer les effets d’un lendemain de soirée bien arrosée !

L’alimentation est donc source de plaisir et de santé !

a-Le goût des bonnes choses:

Savoir goûter c’est :

  • Apprécier une multitude de saveurs donc accroître le plaisir de manger
  • Etre à l’écoute de ses sens, de son corps et être conscient de ses choix
  • Choisir une alimentation diversifiée avec des produits plus sains pour faire être en bonne santé

Adopter une alimentation saine mais savoureuse permet de se donner du plaisir, de rester en bonne santé, de connaître son corps et son mode de fonctionnement. Il n’est donc pas présomptueux de penser que savoir goûter c’est savoir vivre

b-Le goût et la maladie

Comme cela a été présenté plus haut le goût et la gustation font appellent au plaisir (composante hédonique) et aux souvenirs, une partie moins rationnel de l’individu. De ce fait, le goût peut permettre des traitements, des accompagnements et un travail sur le plan émotionnel.

Par le développement du goût, sa composante hédonique et la diversité des produits certains centres médicaux aident :

Les personnes atteintes d’un cancer à surmonter une chimiothérapie, reconquérir un le plaisir de manger par exemple

Les individus obèses ou diabétiques à moduler leur appétit et perdre du poids en leur permettant de redécouvrir le goût d’aliments « tabous » (chocolat, fromages…)
Certains malades à se remémorer des souvenirs évoqués par les odeurs et les goûts pour vaincre des traumatismes.

 

          IV.      L’éducation alimentaire facteur de développement :

En effet, il est important de bien percevoir l’ampleur et l’impact de la nourriture sur l’individu qui va plus loin que sa survie. Il est possible d’être attentif à son alimentation sans devenir obsessionnel, il s’agit de prendre conscience des possibilités qu’offre l’éducation alimentaire.

En proposant une sensibilisation au goût cela permet :

D’être acteur dans son alimentation
De faire les choix optimum et être en bonne santé
De pouvoir conserver une culture culinaire et gastronomique
De connaître les produits spécifiques de nos régions

Cette discipline pourrait être inculquer dés l’école, certains groupes, associations ou structures œuvrent en ce sens mais rien n’est établie à ce jour !

 

            V.      Quelques références :

 

  • J.P Poulain

 

  • N.Rigal

 

  • M.Chiva

 

·        Le site www.lemangeur-ocha.orga